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Rétablir les faits

22 décembre 2016 Montréal Bombardier Inc.,  Autres nouvelles

La fin de semaine dernière, le journal Globe and Mail a publié un article discréditant l’intégrité et les pratiques commerciales de Bombardier. L’article ne comportait pas de mise en contexte appropriée et omettait d’importants faits.

L’article repose sur des allégations selon lesquelles une « mystérieuse » société, Multiserv Overseas Ltd., était impliquée dans la vente de milliards de dollars d’équipement de signalisation ferroviaire en Russie. Cela est inexact.

Citant une base de données en ligne de commerce international, le Globe affirme que Multiserv a été impliquée dans presque 2,5 milliards $ (US) de ventes de Bombardier aux Chemins de fer russes. La source de l’erreur provient de l’information relative aux devises contenue dans la base de données; certains montants interprétés comme étant en dollars américains étaient en fait en roubles. Si les montants avaient été calculés correctement, le Globe aurait réalisé que le montant réel était de 150 millions $, soit 94 % inférieur.

Il n’y a aucun doute qu’en tant que l’un des plus importants exportateurs du Canada, Bombardier fait des affaires avec des marchés en dehors de l’Amérique du Nord, où les lois diffèrent et le contexte politique est plus difficile et plus compliqué. Ce qui n’est pas compliqué toutefois, c’est la façon dont Bombardier se conduit sur ces marchés. En tout temps et dans tous les pays, Bombardier agit en totale conformité aux lois et à son code d’éthique et de conduite interne; un code qui va au-delà des exigences légales. Le simple fait de suggérer que ce n’est pas le cas est une insulte à l’entreprise et à nos dizaines de milliers d’employés de par le monde. 

Au milieu de l’article se trouve la principale leçon à retenir, la leçon qui aurait dû être le fondement de l’article: « aucun élément de la documentation examinée par le Globe and Mail ne suggère une activité criminelle quelconque de la part de Bombardier. » Les lecteurs seraient en droit de faire preuve du plus grand scepticisme face à un article qui enterre le principal résultat de l’enquête des douzaines de paragraphes après le titre. 

Comme point de départ, l’article laisse entendre que Bombardier a exercé des pressions inappropriées sur le gouvernement canadien pour exclure Vladimir Yakunin, le chef de la direction des Chemins de fer russes, d’une liste de personnes sanctionnées à la suite de l’annexion de la Crimée par la Russie, alors que Monsieur Yakunin figurait sur la liste américaine des personnes sanctionnées. Ces allégations sont erronées.  

Voici les faits : comme bon nombre d’autres entreprises, quand le gouvernement canadien examinait s’il y avait lieu d’imposer des sanctions, nous l’avons informé des investissements et des intérêts de Bombardier en Russie. Notre principale préoccupation était de nous assurer que notre secteur ferroviaire ne se retrouverait pas dans une situation concurrentielle défavorable face à nos compétiteurs du monde entier.

Ce que l’article omet de mentionner, c’est que nos compétiteurs ferroviaires ne sont pas américains, mais plutôt européens, japonais, chinois et coréens. Le Globe and Mail a aussi passé sous silence le fait que M. Yakunin n’a été sanctionné par aucun de ces gouvernements, ce qui signifie que nos compétiteurs étaient libres de livrer concurrence en Russie. Inscrire M. Yakunin sur la liste des personnes sanctionnées par le Canada aurait pu unilatéralement nuire à une entreprise canadienne, un autre fait omis dans l’article original.

Encore plus troublantes sont les insinuations sur la relation qu’entretient Bombardier avec Multiserv, que le Globe qualifie de « mystérieux intermédiaire de Bombardier en Russie … une société écran [qui] semble n’avoir ni employé ni siège opérationnel ».

Certaines personnes croient que sans un grand immeuble ayant pignon sur rue comme un journal, une entreprise est, pour on ne sait quelle raison, illégitime. Mais c’est faux. Multiserv gère les sous-traitants responsables de la logistique liée aux expéditions de composants de nos installations suédoises. Multiserv assume aussi le risque financier associé aux grandes fluctuations du taux de change qui peuvent découler de la vente de produits en couronnes suédoises à des clients qui paient en roubles russes. Ce type d’activités de gestion de la logistique et de couverture a lieu tous les jours dans le commerce international. Le mystère est résolu…

Le Globe affirme également que son reportage « soulève des questions » — pour dissimuler que Bombardier n’était impliquée dans aucune violation ni activité illégale. 

Par exemple, le Globe and Mail stipule que la structure organisationnelle et la structure de propriété de Multiserv « soulèvent la question » suivante : Bombardier a-t-elle réalisé un examen de diligence raisonnable sur ses partenaires russes. La réponse à cette question est oui — et nous l’avons fait savoir par écrit au journaliste le 15 juillet 2016.  

Cet examen de diligence a été réalisé par un cabinet d’avocats international de renom avant d’entamer la relation, et des examens additionnels ont été réalisés par la suite. Tous sont parvenus à la même conclusion : Multiserv est en règle et il n’existe aucune interdiction, dans aucune juridiction, de faire affaires avec l’entreprise et ses propriétaires.

Pourquoi réalisons-nous un examen de diligence raisonnable sur nos partenaires d’affaires? Parce que nous ne sommes pas naïfs. Nous savons que tout le monde ne partage pas nos normes éthiques élevées, un point que le Globe ne manque pas de signaler. Ainsi, quand nous nous rendons compte d’actions illégales ou non éthiques, nous prenons et nous continuerons de prendre des mesures et de travailler avec les autorités chargées de l’application de la loi.       

Enfin, l’article du Globe s’attarde sur nos difficultés bien connues des dernières années, impliquant que cela nous oblige à compromettre nos valeurs. Il est décevant que cette approche ait été choisie plutôt que de brosser un portrait juste de Bombardier : celui d’une entreprise qui exerce ses activités dans plus de 100 pays, qui travaille avec des milliers de fournisseurs et de partenaires, et qui a un historique exemplaire de conformité à toutes les règles et réglementations, y compris aux lois anti-corruption dans le monde entier.

En tant que l’une des principales multinationales du Canada, nous sommes soumis à un regard particulièrement rigoureux de la part du public. Nous le comprenons et nous l’approuvons. Quand des critiques sont justifiées, nous les respectons.

En revanche, le public mérite objectivité et exactitude dans la façon dont sont rapportées les questions importantes relatives à notre entreprise. Nous croyons que le Globe and Mail en était très loin dans ce cas-ci. Les déplacements importants et le temps passé à faire cette « enquête » ont résulté en du journalisme à sensation plutôt que du journalisme franc et direct.  

Mike Nadolski
Vice-président
Communications et Affaires publiques
Bombardier

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